Une fille parfaite, Mary Kubica

fille-parfaiteRésumé :

« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Mon avis

J’ai découvert ce livre en flânant dans une librairie et la couverture a de suite attirée mon attention. En lisant le résumé, je me suis dit que le contenu était prometteur, donc je l’ai pris. Par la suite, je l’ai mis de côté jusqu’à ce que l’occasion s’est présentée de le lire en commun avec ma copinaute Virginie du blog The Love Book. Malgré les multitudes de critiques élogieuses le concernant, j’ai été quelque peu déçue par ce roman. En effet, il reste plaisant à lire mais ça n’a pas été la révélation à laquelle je m’attendais.

Mia Dennett, fille d’un juge de renom, est une jeune enseignante d’art dans une école pour adolescents en difficulté. Un soir, peu avant son 25 ème anniversaire, elle se fera kidnapper par un homme rencontré dans un bar. Sa disparition ne sera signalée que plusieurs jours plus tard, compte tenu du peu de contact qu’elle entretient avec sa famille. En effet, Mia est le vilain petit canard, celle qui n’a pas fait de brillantes études de droit comme sa sœur et dont le choix de carrière n’a pas été du goût de son père. Elle sera finalement retrouvée trois mois après mais, la jeune femme ne se souvient pas de ce qui lui est arrivé durant sa séquestration et dit s’appeler Chloé. Que s’est-il donc passé entre sa disparition et son retour auprès de sa famille?

Mary Kubica nous dévoile petit à petit les différentes pièces du puzzle que constitue l’intrigue, par le biais d’une narration à trois voix. En effet, elle nous livre tout à tour le point de vue d’Eve, la mère de Mia, de Gabe l’inspecteur chargé de l’enquête et enfin, de Colin le kidnappeur en personne. Le récit est, par ailleurs, construit de manière assez originale et habile, alternant entre deux temps. D’un côté, des chapitres se déroulant pendant la captivité de Mia et de l’autre, ceux qui nous narrent les événements survenus après sa libération. Bien que le roman se lise assez vite, je n’ai pas été totalement convaincue par cette lecture. Une fois que j’ai su que Mia sera retrouvée saine et sauve au final -chose qui nous est dévoilée dès le début-, l’intrigue a quelque peu perdu de son attrait. Certes, des zones d’ombre persistent sur la façon dont elle a vécu son enlèvement et le comment de son sauvetage mais, au fil des chapitres, j’ai pu anticiper une bonne partie du contenu, ce qui gâche un peu le suspense.

De plus, on est loin de l’ambiance oppressante que j’aime retrouver dans les thrillers psychologiques. Le rythme est assez lent et j’ai eu l’impression qu’il ne se passait pas grand chose au final. Il me manquait cette tension qui captive et apporte son lot de stresse à l’histoire. Ici, Tout semble couler comme un long fleuve tranquille. Le style de l’auteur demeure simple et fluide et, c’est en partie, ce qui rend la lecture agréable malgré les longueurs. Toutefois, je tiens à signaler que la dernière partie du livre est la plus prenante et rattrape le reste avec une fin surprenante.

Concernant les personnages, je ne m’y suis pas spécialement attachée tant ils me semblaient plats et peu approfondis, mis à part peut être, Colin que j’ai trouvé le plus intéressant et abouti. Ainsi, il y a Eve, la mère de Mia qui est une femme au foyer plutôt effacée et soumise face à son mari, incapable de lui tenir tête. La disparition de sa fille va profondément l’ébranler et elle commencera à remettre en question la relation mère/fille qu’elles ont entretenue avant son kidnapping. Gabe est l’inspecteur chargé de retrouver Mia. Je pense que des trois narrateurs, c’est celui qu’on aperçoit le moins si bien qu’il ne m’a pas marqué. Son personnage manque de présence et j’aurai aimé qu’il se concentre davantage sur l’enquête au lieu de jouer les jolis cœurs avec Eve. Colin est, selon moi, le personnage qui mérite le plus d’intérêt dans ce roman. Son évolution et les révélations sur son passé, ont changé ma façon de le percevoir. J’ai fini, bien malgré moi, par le trouver sympathique et touchant. Pour ce qui est de Mia, je ne peux pas dire que je m’y suis attachée pour la simple et bonne raison que je n’ai pas eu l’impression de la connaitre réellement. Tout ce qu’on apprend d’elle se fait par le biais de son entourage et ne reflète pas sa vraie personnalité. Du fait qu’on ne puisse pas avoir son point de vue, ne la rend que plus distante et obscure. Je regrette donc de ne pas avoir eu sa version de l’histoire.

En bref, je ressors de ma lecture d’Une fille parfaite avec un avis mitigé. J’ai trouvé que l’idée de base était intéressante et la construction du roman intelligente mais j’aurai aimé que l’ensemble soit plus rythmé et les personnages moins clichés.

Avis de Virginie

Mon avis est mitigé sur ce livre. Le résumé me tentait beaucoup et après avoir eu un coup de cœur avec l’inconnue du quai, le 2ème roman de l’auteure. J’en attendais beaucoup trop peut-être.

L’histoire est classique. Une jeune femme se fait enlever, ce qui est moins classique est la forme. Le récit s’articule entre 3 personnages mais aussi entre le passé et le présent. Les chapitres sont courts, ce qui donne un bon rythme à l’intrigue et il se lit vite.

Alors que m’a-t-il manqué pour être embarquée ?

Je me suis un peu ennuyée, en fait. J’ai dû attendre plus de la moitié du livre pour y trouver de l’intérêt ! On suit l’inspecteur qui s’occupe de l’enquête, la mère de la victime et le « bourreau ». Certains passages n’apportaient rien de plus. Je me demandais quand cela allait avancer un peu. Je sais qu’on est dans un thriller psychologique que ce genre d’histoire prend son temps mais d’habitude, même dans les longueurs, j’y trouve de l’intérêt. Sur les 3 narrateurs seulement un a eu mon attention d’où mon impression d’ennui. Je n’avais pas trop envie de replonger dans le roman.

Mais, la 2ème partie du récit m’a plus emportée et a sauvé mon avis général sur le livre. Et la fin a fini de me convaincre. Elle est bien pensée et je ne m’y attendais pas. J’ai enfin eu envie d’en savoir plus et ma lecture s’est faite plus rapide.

Voici donc une lecture en demi-teinte relevée par une fin qui m’a beaucoup plu !

A vous de vous faire votre propre opinion !

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10 réflexions sur “Une fille parfaite, Mary Kubica

  1. Hello !

    J’ai lu ce livre l’année dernière. Je n’ai absolument pas aimé la plume de l’auteure que je trouvais parfois carrément ridicule et simpliste. Je me suis ennuyée à mourir, mais tout comme vous, la fin (et vraiment la toute fin) a relevé le niveau et j’ai été satisfaite d’être allée jusqu’au bout même si clairement cela n’est pas un bon souvenir de lecture.

    Aimé par 1 personne

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